vendredi, 30 mai 2008

PARIS BEYROUTH.Un aller simple.

On cherchait l'autre jour chez WIL*, des arguments pour inciter les libanais de France à retourner au pays.
Ca y est ,je sais maintenant pourquoi mon amie libanaise de Paris est rentrée.(C'était juste avant l'attentat qui à coûté la vie à Harriri)
Nous avons travaillé ensemble quelques années et partagé un licenciement économique,ça rapproche.
Nous partagions aussi le goût pour le shopping au Bon Marché le mal nommé.
Et une certaine pudeur.

Voici donc ses deux bonnes raisons:
la grisaille parisienne c'est pas une vie,il vaut mieux rentrer bien avant la retraite pour ré-habituer sa peau au soleil libanais.
Là bas on peut aller à la plage tous les jours et trouver un futur employeur sur le sable.
C'est sur qu'avec Paris Plage,on fait pas le poids...
En fille du sud qui brûle au soleil chaque été,je comprends.
Et qui à ramé pour trouver un travail dans un secteur sinistré,j'envie.
Il y à aussi là bas la famille qui vous attends et les amis, je l'ai lu entre les lignes.
Je connais sa fidélité.
Nous échangeons quelques mails sporadiques,plus réguliers depuis la guerre Israël Hezbollah.
On à même fini par travailler ensemble à nouveau.

Bien sûr,entre temps la "petite fantaisie"en forme de coup d'état du hezb à rendu les conditions de vie encore plus difficiles.

Sa soeur que je connais peu mais que les événements m'ont donné envie de contacter me décrit le contexte:
"On est collés au JT et on attend le moindre indice d'amélioration avec impatience sans pour autant se dire qu'on pourrait agir,
puisque la situation nous échappe totalement. C'est assez Far West ici comparé à un pays occidental, les décalages sont énormes entre les gens.
A part la langue, l'air qu'on respire et peut être la bouffe, je n'ai pas l'impression de partager grand chose avec un mec du Hezbollah et pour construire un pays, il faudrait un peu plus que ca. Nos problèmes sont autrement plus profonds, ce n'est pas simplement une question de gauche ou de droite ou on peut dans la bonne humeur et le respect de l'autre passer son opinion, il s'agit plus de l'identité de tout un pays qui se trouve en jeu..."

Je partage avec vous ces échanges parce que je les trouve réalistes et utiles.
Nous témoins lointains, impuissants et parfois naïfs qui jugeons peut être un peu vite ces gens qui bossent sous les bombes (et maintenant sous les "tirs de joie") et elles qui vivent avec ce sentiment d'impuissance aussi.Mais avec cette volonté enragée que l'on peut voir de l'extérieur et peut être pas quand on à le nez dans le guidon là bas...
Dans nos mails je m'aperçois qu'il n'a jamais été question pour elles de retourner en France ,ou pourtant elles ont fait leurs études et entamé des carrières plutôt chouettes.
Elles me rappellent une petite abeille* qui m'a fait comprendre il y à quelques temps qu'elle ne quitterais jamais la montagne qui l'a vu naître.
Ce pays doit avoir un secret.
Je crois que ce sont les filles qui le détiennent.

Moi qu'aurais je fait à leur place?




http://www.windowinlebanon2.blogspot.com/

http://potdeconfiture.blogspot.com/

vendredi, 16 mai 2008

MESSAGE PERSONNEL AUX AMIS DE LA DEMOCRATIE

Ami,
toi qui sais que le Liban traverse une phase difficile mais pas désespérée,je te propose,si le coeur t'en dis,de rejoindre nos chroniqueurs préférés,Nathalie et David,journalistes franco libanais,sur CHRONIQUES BEYROUTHINES.

Je reproduis ici leur message:

Vendredi 16 mai 2008.BEYROUTH.

CBISTES DU MONDE ENTIER,UNISSEZ VOUS.
Amis lecteurs, ouvrez bien vos esgourdes et vos mirettes.
Suite à diverses propositions sur CB – et en particulier à l'initiative de Pascal2Nice pour ceux qui suivent – nous vous informons que nous sommes en train de plancher sur la création d'un espace de travail et de discussion virtuel dont la forme est encore à voir (page dédiée dans les Chroniques, forum, etc.) mais dont l'objectif consisterait à établir des liens entre amoureux du Liban du monde entier, en vue d'une ou de plusieurs actions communes défendant une certaine idée du Liban. Cette démarche impliquera de se mobiliser sur divers plans, virtuels et sur le terrain, de façon volontaire et bénévole. Nous ne pourrons pas faire cela tout seuls, votre aide sera indispensable.
Le mode de fonctionnement (en réseau ou en comité, mode de décision, etc.) et une charte de travail devront être établis mais d'ores et déjà, certaines règles de base seront claires. Il s'agira de:
• exclure les considérations religieuses et/ou politiques;
• ouvrir cet espace aux Libanais comme aux étrangers, aux résidents du Liban comme ceux vivant ailleurs;
• procéder en plusieurs langues, dans la mesure du possible (le Finlandais poserait problème à tout le monde je pense);
• respecter les règles de courtoisie élémentaires;
• partir du principe que l'idée est d'aboutir à des actions concrètes.
Je propose d'appeler cette action Lebanon Project (LP) ou Projet Liban (PL).
Cela peut paraître prétentieux, et il y aura beaucoup de pain sur la planche, mais on ne perd rien à essayer.
Nous vous informerons rapidement de la mise en place de cet espace et de son mode de fonctionnement, sachant que la première étape consistera à faire circuler l'information et à réfléchir à des propositions structurées et praticables. Ceux qui trouvent que c'est une bonne idée peuvent faire passer le mot par mail à leurs «amis du liban», pour qu'ils mettent un petit mot sur la page de commentaires (afin qu'on répertorie leurs adresses). Bon courage.
... bon sang, je n'arrive pas à croire qu'on va se rajouter ça sur les épaules :)
Pour info, voici les origines géographiques des visiteurs des Chroniques. Comme quoi ça couvre la planète, même s'il n'y a personne en Alaska et au Kamchatka...

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http://chroniquesbeyrouthines.20minutes-blogs.fr/
Je mets leur lien dans les commentaires.

samedi, 26 avril 2008

NOIR c'est NOIR

Le Disco finissait son tour de piste.J'étais passée à côté,c'était bon pour les vendeuses de Monoprix.
J'étais snob.
J'habitais en province et je voulais dessiner,monter à la capitale.
Je m'ennuyais dans ma ville,je portais du noir et je faisais la gueule.

J'avais quelques boutons sur la figure que je cachais avec du blanc de Chanel,je découvrais le Pento et le gel extra fort qui faisait tenir les cheveux en l'air tout seuls,je les teignais moi même en noir.
J'achetais un pardessus d'homme rétro dans une friperie et des escarpins des années 60 au marché aux puces de la place Saint Michel.
Je piquais des gants longs à ma mère et une large ceinture en cuir souple que je serrais à mort,je portais des fuseaux avec des boots pointus.

Dans de sombres boutiques,je choisissais des disques parce qu'ils avaient de belles pochettes,souvent en noir & blanc ,graphiques,avec des couleurs vives deci delà.Dans l'esprit des affiches de propagande russes,avec des typos japonaises,des collages...C'était beau et bizarre.

Je commençais à aller aux concerts,c'était compliqué parce qu' il n'y avait pas de transports pour rentrer.
D'ailleurs j'aurais bien voulu une mob mais mes parents ne voulaient pas en entendre parler.
J'ai vu les Stranglers à la patinoire qui venait d'être construite à Mériadeck.
Il y avait peut être cinquante personnes dans la salle,je m'endormais sur les genoux de mon frère pendant que Burnel insultait le public.
Et puis Kid Créole et ses Coconuts qui changeaient de tenues toutes les 3 chansons.Ca sentait bon dans les gradins mais je ne savais pas encore fumer.
J'ai été jusqu'à la Cité du Grand Parc pour voir Simple Minds,je flippais,il y avait des punks bourrés partout,avec des tatouages pointillés dans le cou,pour une fois je priais pour que ma mère arrive vite,il ne restait plus qu' eux et nous,avec notre air bien propret.
A un feu rouge un type m'a donné des invits pour voir les Bananarama au Macumba près de l'aéroport,c'était l'arnaque,elles chantaient en play back.
On est revenus en stop,dans une 4 L pourrie,la fille était styliste,on à parlé tout le long,ça avait l'air envisageable comme boulot...
Je commençais à sortir avec mes copines,il n'y avait pas grand choix à part le Privé,une boite gay sur les quais qui passait Blondie.
Je buvais jusqu'à faire pipi dans mes escarpins rouges,par accident.

A la fin de l'année ma prof d'histoire géo qui m'observait du coin de l'oeil m'a prise à part pour me demander ce que je voulais faire plus tard,je balançais entre la mode,les beaux arts et la pub,tout me semblait inaccessible tellement j'étais timide et peu sure de moi.
Elle m'a filé des adresses à Paris.
J'étais étonnée qu'elle s'intéresse à mon cas.Pourtant je ne foutais pas grand chose à son cours.Le minimum syndical.
En tout cas plus qu'en math ou nous fignolions nos travaux de dessins pour le cour suivant.La prof en pleurait,la pauvre.

Le Bac sous le bras avec quelques travaux dans un carton,je suis allée à Paris avec ma mère,pour les portes ouvertes d' Esmod.
Je l'ai traînée aux Halles débutantes.Ca bougeait bien.
Rue Quincampoix,il y avait une boutique délirante avec des angelots et des martiens peints sur les murs.
Des fringues épaulées qui ressemblaient aux gravures d'Erté dont je m'inspirais pour dessiner.
J'étais intimidée mais comme toujours ma mère à engagé la conversation avec un type qui avait les cheveux en l'air et une tête sympathique.
Le créateur s'appelait Christian Wolf.On à parlé,il avait le même accent que moi,il venait de Bordeaux ou son père avait un magasin de philatélie.
On est restées un long moment à discuter,il m'a donné des tas de conseils.
J'étais excitée,tout avait l'air si simple...

EXPOSITION LES JEUNES GENS MöDERNES.
Post Punk,Cold Wave et Culture Novo en France(1978-1983)
Galerie du Jour AGNES B.
44 rue Quincampoix
75004 PARIS

lundi, 31 mars 2008

PORTRAITS DE MEMOIRE.

Je voudrais retrouver l'appareil photo.
Il y aurait une pellicule à l'intérieur.
Je la ferais développer.
Je retrouverais les visages mais ce serait étrange.
Etrange comme les milliers de visages juxtaposés sur les photographies que je cherche parfois jusque tard dans la nuit ,dans les bibliothèques virtuelles.

Un lien s'est dénoué.

Je n'ai pas de portrait de ma soeur.
On courrait tellement après le temps.
J'ai le souvenir des murs jaunes et brillants comme du beurre de l'hôpital des enfants malades.
D'une petite brosse en soie dont ma mère se servait pour enrouler ses cheveux en houppette autour de son doigt.
Un jour j'ai perdu son visage.
Et puis j'ai oublié son prénom .
C'était indicible.

Quand mon fils est né,j'ai eu un choc,il me ressemblait comme un frère.
Maintenant il est unique,c'est lui que je vois.
Parfois il me parle de ce petit bébé qui fait des cabrioles dans un film que nous lui avons montré il y à longtemps.
Il ne me croit pas quand je lui dis que c'est lui.

Il faudrait que j'inscrive les prénoms et les dates au dos des photos,que je les range dans un album.
Je déteste ça.Ca serait comme clouer des papillons dans une boîte.

Une boîte en bois brillant,avec une petite serrure noircie,que ma mère à posé dans un coin de ma chambre.
Et qui contient plusieurs vies.

"Je suis satisfait de ce que je sais, mais à présent je pense beaucoup à tout ce que j'aurais pu savoir, qui aurait été bien plus que tout ce que je peux apprendre maintenant, qui a disparu à jamais maintenant. Ce que je sais à présent, c'est ceci: il y a tant de choses que vous ne voyez pas vraiment, préoccupé comme vous l'êtes de vivre tout simplement; tant de choses que vous ne remarquez pas, jusqu'au moment où, soudain, pour une raison quelconque- vous ressemblez à quelqu'un qui est mort depuis longtemps; vous décidez tout à coup qu'il est important de faire savoir à vos enfants d'où ils viennent - , vous avez besoin de l'information que les gens que vous connaissiez autrefois devaient toujours vous donner, si seulement vous l'aviez demandée. mais au moment où vous pensez à le faire, il est trop tard."Daniel Mendelsohn."Les Disparus"

lundi, 24 mars 2008

LE CARNET DE FOUILLES.

Sur le site du mémorial de la Shoah,j'ai retrouvé la page du "carnet de fouille" de la soeur de ma grand mère.

Les notes sont en Français.Le carnet à été rempli à Drancy le 23 octobre 1943.

Son nom de famille est mal orthographié.
L'adresse de résidence n'est pas la bonne.
Je ne sais pas pourquoi.Pourtant dans le registre du convoi 61 correspondant,il s'agit bien de la même personne.
A t-elle voulu protéger son mari qui n'avait pas été pris?

Elle avait 210 francs dans son porte monnaie.

Une paire de boucles d'oreilles en or.
Celles qu'elle portait sur la photographie accrochée en face du lit de mes grands parents.

Un appareil photo 6 1/2 X 9.

Et trois enfants,mais ce n'est pas écrit dans le carnet de fouilles.

Ils ont été raflés et envoyés à la Maison de la Verdière,dans le quartier de la Rose à Marseille.
Le 20 octobre 1943,parmi trente autres enfants et leurs mères,gardés en otages par la Gestapo.
Ils sont arrêtés et envoyés à Drancy.
La directrice du centre de l'UJIF* à décidé de les suivre jusqu'au bout.

Elle s'appelait Alice Salomon.


Union Générale des Israélites de France,crée par Pétain.

LA MACHINE A COUDRE.

Juste après la guerre, ma mère et le plus grand de ses frères se retrouvent dans une maison de l'OSE*,au château de Montintin dans la Vienne.
C'est une sorte de colonie de vacances ou les enfants juifs furent cachés pendant la guerre et "passés" en Suisse clandestinement.
Ils doivent bientôt partir pour la Palestine avec leurs parents et le reste de la fratrie.
Le départ est pour bientôt.

Ils rêvent d'un long voyage en bateau vers une sorte de paradis terrestre.Ils n'en dorment plus.

Mon grand père à préparé tous les papiers,vendu les meubles pour avoir quelque argent pour ce nouvel Eldorado.
Il à un bon travail,il est peintre.
Les bagages sont sur le point d'être bouclés.

L'organisation qui s'occupe de ce voyage l'avertit que seulement 30 kgs de bagages seront autorisés par personne: deux valises.
Ce n'est pas possible,il y à la machine à coudre.
Une vieille Singer en bois,avec une grosse pédale en métal travaillé.
Je l'ai toujours vue chez mes grands parents dans un coin de la cuisine.

Personne ne couds à la maison.

C'est la machine de Fortunée,la soeur de ma grand mère,déportée à Auschwitz avec ses trois enfants.

Ils ne sont pas partis en Palestine.
Parfois la vie ne tient qu'à un fil,n'est ce pas...


*Oeuvre de Secours aux Enfants.
http://www.ose-france.org/aujourdhui.htm

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Photo de Montintin trouvée sur le site http://business.virgin.net/er.kugler/index.htm

mardi, 19 février 2008

LA PITCHOUNE QUI EST EN MOI...

Puisque c'est bientôt le printemps et qu'on à parfois envie d'un peu de fantaisie et de légèreté,je vous envoie ces quelques fleurs et confettis que j'ai dessiné pour LOLA & MOI.
J'ai grabouillé les motifs,ils ont réalisés les tenues de princesses.

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(Thèmes FRIENDS,LOLA DOTS et FLOWER POWER)
Si vous voulez voir leurs collections complètes,je mets le lien dans les coms.

mardi, 29 janvier 2008

MA VIE EST UN ROMAN.

Oui,enfin,quatre ans de ma vie sont dans un roman ,j'exagère un peu.

J'ai habité longtemps le sage quinzième arrondissement de Paris.J'y ai rencontré ma moitié et fabriqué un bébé aussi.
Le dernier appartement devenant très petit et l'occasion s'étant présentée,nous sommes partis vivre à l'autre bout de la ville.

Je connaissais un peu le quartier,j'y avais travaillé pendant 5 ans.Il n'était pas encore à la mode,pas de cafés,pas de magasins bobos multicolores,les quais du canal plutôt déserts de jour comme de nuit.Je ne m'étais jamais aventurée plus haut que la place du Colonel Fabien,la pause repas étant courte.

Lorsque nous avons su que nous allions habiter le quartier,nous sommes venus en repérages.Des constructions datant des années 80,des passages piétons bordés d'espaces verts,des terrains de sports,une crèche en bas de l'immeuble,un centre d'animations avec de nombreuses activités pour les enfants,le parc des Buttes Chaumont à 2 pas et La Villette à quelques stations de métro.Une HLM,oui mais à visage humain.
Nous étions contents.
Les voisins étaient sympathiques,il n'était plus tabou de s'adresser la parole.Nous avons lié amitié avec de jeunes parents rencontrés dans les jardins alentours ou à la crèche.Une prof de chimie dans une zep de banlieue,une étudiante bio et très catholique,un papa gâteau(corne de gazelle plus précisement) à la recherche d'un boulot,des personnes plus âgées qui avaient vécu la mutation du quartier,un prof de danse attiré par l'embourgeoisement du secteur...
Je commençais à ouvrir les yeux.
J'en ai eu marre de voir les jardins saccagés.De me faire frôler par des scooters fous avec mon fils à la main.De pousser les jeunes encapuchonnés qui traînaient devant la porte à toutes heures.De lire des tags pleins de fautes d'orthographe appelant au jihad,ou des croix gammées peintes à la va vite durant la nuit et vite lessivées par la DPE au petit matin.De voir les matelas ou une télé balancée par la fenêtre au pied de la crèche.Les merdes de chiens ou les crachats pousser sur les pavés.Des ilotiers regarder ailleurs lorsqu'ils passaient devant l'immeuble,d'entendre les hurlements de la petite fille lorsque son père battait sa femme,de voir des habitants anciens remplacés par des cas sociaux.
Et puis j'ai atterri.
Un jour,après quelques échauffourées avec la police et une voiture brûlée dans le parking,le maire est venu parlementer avec les habitants du quartier,une caméra de FR3 le suivait.
Les jeunes,en retrait ,ricanaient dans leur coin.Seules les personnes âgées se plaignaient,réclamant plus de sécurité .J'ai cru bon d'aller vers le clan des capuches.Que souhaitaient ils?Pourquoi ne pas saisir l'occasion pour participer au débat?
Leurs seules demandes:les terrains de sport ouverts la nuit(une maison de vieux les surplombait),
et MTV POUR TOUS.(Je précise que chacun payait quelques euros dans les charges qui offraient l'accès au cable,ce que nous n'avions pas dans notre logement privé du sud de Paris.)
Les Grands Frères des associations de quartier les "chauffaient" discrètement,à l'arrière.

Bien sûr ,rien n'a changé.

Nous apprenions souvent qu'il s'était passé "des choses" au cours de la nuit.Parfois une descente de police,parfois une partie de stock car dans le parking,parfois un jeune parti en prison pour un moment,une mare de sang dans l'escalier,le gardien qui avait échappé à un coup de feu,les caves forcées et vidées....

La dernière année,nous avons connu l'apogée des violences.
C'est ce qui devait bien finir par arriver,trop d'électricité dans l'air.
Un jeune fut assassiné dans le parking.Extrêmement sauvagement.

Un jeune homme,DJ au Queen,d'origine juive.
L'assassin était musulman.

Et c'est là que tout à dérapé.

D'un fait divers,certains ont voulu faire un acte antisémite caractérisé.

Un "roman" raconte cette histoire."Petit Frère" d'Eric Zemmour.
Je viens de le finir et peut être que je peux me permettre d'en parler,en voisine.

Je ne critique pas le choix de l'auteur de s'inspirer d'un fait réel,il n'est pas le premier.
Je qualifierais plutôt son roman d'enquête journalistique enrobée d'un papier doré romancé,ce qui est malin de sa part.
Il à créé une petite polémique médiatique,c'est comme cela que j'en ai entendu parler pour la première fois.

Mais plusieurs choses me posent problème.
En vrac:
Pourquoi appeler un roman,un récit ou je peux reconnaître chaque personnage?
Je peux nous reconnaître d'ailleurs,nous sommes le petit couple propre sur lui qui laisse sa place à la famille polygame que décrit l'auteur.C'est rigolo mais c'est caricatural.
Pourquoi transformer l'assassin en nouvelle recrue de la mosquée du coin alors qu'il s'agit de son frère?
Pourquoi ne pas mettre le doigt sur la responsabilité des HLM,de la ville ,de la mairie sur le peuplement des logements?
Le meurtrier était malade,sa mère était malade,son père inexistant...Il était connu de la Police,il avait déjà fait un tour en HP,personne ne le suivait?
Nous sommes allés au cimetière comme de nombreux habitants de l'immeuble,en voisins,un geste humain il me semble, et pas un symbole communautaire.
Non,nous n'étions pas tous juifs comme le prétends l'auteur.
Quand une famille juive praticante reçoit à sa table un ami d'enfance qu'elle qualifiera plus tard de meurtrier antisémite,il me semble qu'il y à un petit problème.Etaient ils aveuglés par leur amitié à ce point?On choisit ses amis,en tout cas on peut conseiller un fils qui vit sous son toit.Mais il est vrai que l'amitié entre un dealer et un oiseau de nuit,c'est vieux comme le shit ou la coke.

Je comprends à quelle conclusion politique ou sociale Zemmour essaie de nous emmener mais je suis gênée par le procédé de travestissement de la réalité.


Voilà,nous n'avons pas signé la pétition qu'à fait circuler la famille de la victime pour faire partir la famille de l'assassin.
La ville à proposé que la première soit relogée ailleurs,plusieurs propositions, comme il est de bon ton,à titre humanitaire.
Ils ont refusés.

Oeil pour oeil,dent pour dent...
Et nous sommes passés du côté des méchants.

J'ai aimé ce quartier avant les bobos,les quais ont du charme,une certaine "atmosphère"comme le dit Arletty sur le pont de la Grange aux Belles.J'ai aimé nos rencontres,la prof de chimie,la jeune catho illuminée,la dame arabe qui m'a demandé un jour si je me plaisais dans l'immeuble en s'excusant de ne pas m'avoir questionnée plus tôt à ce sujet,Ilias le pote de crèche et Juju la fiancée de Baz,j'ai aimé la grosse dame à l'accent parigot et sa copine au petit chien,la voisine seule avec ses enfants qui m'a offert un bouquet pour notre départ...

Parce qu'on est partis.On à pu.
Avec le regret qu'un petit coin de paradis soit devenu un enfer. au mépris de la majorité de ses habitants.

Sur un panneau de la ville,on pouvait lire qu'à l'emplacement de l'immeuble se trouvait le Gibet de Montfaucon autrefois...

lundi, 31 décembre 2007

LA TERRE ME TOURNE...

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des chiffres qui donnent le tournis sur: http://www.poodwaddle.com/clocks2fr.htm(je mets le lien dans les coms)

Bonané Lézamis!
Pleine de curiosité et de belles rencontres,portez vous bien,bisous!
Maq & Cie.

lundi, 24 décembre 2007

UN PETIT COIN(de paradis)

La GROSSE bêtise se cache dans les coms.
Bizatous!
maQ

vendredi, 14 décembre 2007

Ma lettre au père Noël.

SOMEWHERE

There's a place for us,
Somewhere a place for us.
Peace and quiet and open air
Wait for us Somewhere.
There's a time for us,
Some day a time for us,
Time together with time to spare,
Time to look, time to care,
Someday! Somewhere.
We'll find a new way of living,
We'll find a way of forgiving
Somewhere.
There's a place for us,
A time and place for us.
Hold my hand and we're half way there.
Hold my hand and I'll take you there
Somehow, Someday, Somewhere!

WEST SIDE STORY de Jérome Robbins,Robert Wise et Léonard Bernstein.

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dimanche, 02 décembre 2007

HABILLES POUR L'HIVER.

Je sais pas vous,mais moi j'étais une grande amatrice de poupées en carton quand j'étais petite.Je leur faisais subir les pires outrages,les maquillais,coupais la tête des plus récalcitrantes... bref, tout ça pour dire que j'ai encore trouvé un site fort bien pourvu ou vous pourrez découvrir votre idole,le sosie de votre boss à transformer en poupée vaudou ou Mireille Mathieu,au choix.


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pour Silvinazzura.(ya tooooute la collec',tu peux même habiller le singe!)

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Pour Bee(ya Brigitte aussi mais j'ai choisi celle qui est pourvue d'un cerveau,la brune!)

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Pour Barns.Môssieur Peter Sellers!

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Pour M1(le survèt est à ta taille?)

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Pour MOA(j'ai hésité entre ce monsieur en taille haute et une dame du doux nom de GUN LEJON,j'espère que j'ai fait le bon choix)


j'ai trouvé ces magnificences sur un site suédois,danois,hollandais enfin un truc avec plein de Bjorn dedans et des doubles points sur les A et les O : http://kattisdolls.net/klippdockor/oversikt.htm

mercredi, 21 novembre 2007

Perle du Ouèbe.

Voilà,je viens de retrouver une copine par hasard en fouillant sur internet pendant une de mes nombreuses pauses clope(kof kof!)
Elle fabrique de ses petits doigts agiles des joyaux de princesse au petit pois.
Des bijoux de minuscules perles de rocaille, poétiques et tarabiscotés,tous uniques.
En voilà une idée pour gâter les fiancées,soeurs,maîtresses,môman et autres copines autour de vous!


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ô que c'est bô!


Vous pouvez trouver ces jolies choses chez Etsy:http://www.etsy.com/shop.php?user_id=5347686
Nom de la boutique:LABOHEME.

samedi, 03 novembre 2007

Passé Présent.

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Emilie & Joseph.


"I am a warrior so my son can be a farmer and his son can be a poet".


Piqué à quelqu'un quelque part.

mardi, 30 octobre 2007

DO THE DOG

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l'histoire d'un gamin du yorkshire de 12 ans qui à perdu son père dans la guerre des Falklands.
Humilié à l'école à cause d'un pantalon patte d'ef hors d'âge,il rencontre une deuxième famille à travers une bande de skinheads.
Après le passage initiatique de la tondeuse,l'achat de monkey boots pour faire plaisir à maman,il s'imagine accepté par la bande.
La sortie de prison du "proper skinhead",idéologue du groupe,fan de musique soul mais parfaitement raciste le poussera à faire un choix,pas forcement le bon.
Une sorte de 400 coups "made in England",des acteurs non professionnels très justes,une BO bien choisie,tout cela fait de THIS IS ENGLAND un film très touchant.

je mets mes morceaux préférés de la BO dans les liens.

vendredi, 26 octobre 2007

CINE CLUB

Vous saviez que le film de Tod Browning,FREAKS,était tombé dans le domaine public?

Je mets le lien sur le film(environ 1 heure) dans les coms.

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Tod Browning entouré des acteurs du film.

vendredi, 19 octobre 2007

HISTOIRE D'EAU.

Hier soir j'ai regardé un reportage sur les petites bonnes esclaves au liban.Ca m'a rappelé ma vie d'avant.

Quand j'étais enfant,nous avions une femme de ménage,on ne disait pas encore employée de maison à l'époque.
Il y avait un standing et une grande maison à tenir.
Cette dame était portugaise,c'était notre voisine d'en face.Son mari était maçon.Ils vivaient à cinq dans le garage,tout en construisant le reste de la batisse le week end,après le travail.

Nous nous asseyons,mon frère et moi ,tous les soirs après l'école, sur la murette de notre jardin et nous admirions les petits voisins qui faisaient des acrobaties dans le tas de sable qui se trouvait toujours devant chez eux,sur le trottoir.Nous n'osions pas leur parler,juste rire de loin.

Nous avions une piscine ce qui étaient encore assez rare.
Un été,à notre retour de vacances,nous avons appris par un voisin que les enfants de la femme de ménage venaient se baigner pendant notre absence.Il y à eu une explication de texte et on en à plus parlé.

Un jour le vent à tourné,mes parents ont divorçé,mon père est parti.
Nous n'avions plus un rond ni pour la femme de ménage ni pour mettre de l'eau dans la piscine.
Je suis devenue une bête en passage d'aspirateur et en balayage de terrasses recouvertes d'aiguilles de pin.La piscine s'en est remplie mais elle est devenue le cadet de nos soucis.

Et puis nous sommes partis.
Mon père à récupéré la maison,la maison à récupéré son lustre.
Je le voyais peu à l'époque,il me donnait des nouvelles des voisins d'en face,ça nous faisait au moins un sujet de conversation.
Les enfants ont grandis,ils ont fait de longues études,ils ont francisés leurs prénoms.

Et le père à construit une piscine de ses mains au fond du jardin...

mercredi, 17 octobre 2007

RETOUR VERS LE FUTUR.

AVANT:

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APRES:
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heuuu...LE CHAINON MANQUANT:
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et là je fais ma Léonard Cohen!

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C'est à bidouiller sur le site de l'Université de Saint Andrews,je mets le lien dans les coms.

vendredi, 12 octobre 2007

BéDé kasher

Une belle expo à voir au Musée d'art & d'histoire du Judaïsme.
Du 17 oct 2007 au 27 janvier 2008.


DE SUPERMAN AU CHAT DU RABBIN.

une rencontre avec Joann Sfar,des oeuvres de Art Spiegelman(Maus),d'Hugo Pratt,du grand Will Eisner(le Spirit),de Robert Crumb ,des BDs adaptées au cinéma....

Je sens que ça va être toppi.

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(je mets le lien dans les coms)

Merci Azzuraaaaa et bisoux.

mercredi, 10 octobre 2007

AU BON COIN

http://www.geopipi.blogspot.com/

Bonne visite & N'OUBLIEZ PAS LE POURBOIRE!

mardi, 09 octobre 2007

LA MORT DE L'INNOCENCE

COME AND SEE-REQUIEM POUR UN MASSACRE

Un film d'ELEM KLIMOV.1985.

Florya:Alexei Kravchenko
Glasha:Olga Mironova

il vient de sortir en DVD chez Potemkine: http://www.potemkine.fr/


L'épopée dantesque d'un jeune garçon de 13 ans qui décide de s'engager dans la résistance Biélorusse contre l'occupation nazie.Il y rencontre une jeune fille blonde et angélique avant de sombrer dans la folie et le chaos.

J'ai beaucoup pensé à "Bouges pas, meurs et ressuscite" de Kanevski.
A "Apocalypse now" de Coppola pour le lyrisme et la barbarie entremêlés.
Ainsi qu' au "Nouveau monde" de Malick pour la nature exubérante presque luxuriante(la scène de la "douche" dans la forêt)


On peut le voir sur YOUTUBE en plusieurs parties,voir mes liens COME & SEE(requiem pour un massacre)

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dimanche, 07 octobre 2007

POST DE DEPANNAGE.

Ca marche,Alf?

mardi, 25 septembre 2007

Pour les AMIS d'HUGO PRATT.

Depuis quelques jours les médias italiens se sont emparés d’une news qui met l’accent sur un problème grave.
Le tribunal civil de Venise est le théâtre d'un scénario d'une nouvelle aventure de Corto Maltese et des autres personnages créés par le maîtres Hugo Pratt. Nous parlons d'une oeuvre posthume de l'auteur disparu le 20 août 1995.En fait il s'agit d'un procès engagé par les quatre enfants du dessinateur, Silvina, Jonas, Lucas et Marina contre Patrizia Zanotti, dernière collaboratrice du maître et associée majoritaire de la Cong de Lausanne, société crée par Hugo Pratt pour gérer son oeuvre.

Les enfants de Pratt accusent P. Zanotti de cacher l'existence d'une partie importante du matériel original de leur père. Ils affirment , soutenus aussi par les témoignages des deux assistants du maître, Guido Fuga et Raffaele Vianello:" Des milliers de tables, aquarelles, esquisses et dessins ont été soustraits à la famille, vu que Madame Zanotti a été chargée seulement de la gestion et promotion de l'oeuvre de Pratt."
P. Zanotti à travers son avocat fait savoir "Que la presque totalité de l'oeuvre a été vendue par le maître" Et puis elle ajoute en référence à l'oeuvre de l'artiste, que Pratt qui travaillait totalement sur commande cédait ses planches comme cadeau ou pour remercier ses admirateurs.
Significatif à ce point la parole de Fuga se référant à Pratt , reprise par le Corriere del Veneto à la demande du séquestre engagé par les enfants :" Il avait une véritable obsession pour conserver l'intégralité de ses histoires et ne cédait aucune planche originale. Il était plutôt disposé à les récupérer et même il était prêt à payer cher pour les récupérer."
Patrizia Zanotti affirme que toute les originaux publiés dans les différentes anthologies et expositions proviennent de collectionneurs privés.
Pour ma part, je pense comme Fuga, que Pratt ne distribuait absolument pas ses originaux, il était même maniaque à l’instar d’auteurs comme Morris, Fred ou Robert Gigi. Je l’ai approché durant des semaines à Malamocco et à Paris et il était très attentif à conserver sa production. Dois-je dire que j’ai attendu très longtemps le moment où il m’a offert une de ses planches dont il avait fait faire une reproduction de qualité. Il rechignait à lâcher ses originaux.

CLAUDE MOLITERNI(source:Corriere del Veneto)
Biographie de C.Moliterni: http://www.claudemoliterni.com/

Si vous voulez participer ou adhérer à l'association AVEC HUGO:
je mets le lien dans les comments.

lundi, 17 septembre 2007

BORDEAUX PARIS,un aller simple.

Quand je suis arrivée à la capitaaaale pour faire mes études,j'avais 18 ans,je sortais de l'oeuf et je vivais dans un appartement microscopique mais j'étais ravie d'être enfin libre.
Je tendais un bras pour allumer la télé et je tendais l'autre pour faire chauffer l'eau pour les pâtes.Tout le confort moderne.

Les premières semaines, j'appelais ma mère d'une cabine assez régulièrement pour donner des nouvelles.
Au bout d'un moment ,lassée de faire la queue et de faire la manche à la boulangerie pour de la monnaie,je n'ai pas appelé pendant plusieurs jours.
Un dimanche soir très tard,je comatais doucement au fond de mon petit lit quand j'ai entendu la sonnette.
J'ouvre ,en pyjama ridicule forcement,je vois un gars,inconnu,casque à la main.
Ma mère avait réussi à contacter le copain d'une amie de mon frère qui vivait en banlieue et qui venait d'un coup de mobylette me demander de sa part si je n'étais pas MORTE.
Le lendemain, aux aurores,je suis descendue à la cabine pour l'engueuler et j'ai investi dans un abonnement téléphonique par la même occasion.

La première année,j'ai pris 10kgs,sûrement dus au petit espace de mon appart et aussi un peu au fait que je ne connaissais personne et donc que je ne sortais pas beaucoup de ma tanière,à part pour aller au Shopi et pour acheter des bristols grand aigle(105x75cms) qui remplissaient mon espace vital et mon esprit,parce que je devais un peu bosser quand même.

Et puis j'ai commencé à lier connaissance avec quelques élèves d'Esmod.

Une fille de province comme moi qui disait "ui" au lieu de oui et qui me surnommait Droopy.Donc une histoire courte.

Un homo tendre comme un coeur qui se fabriquait des ceintures avec des tuyaux et des robinets d'arrosage du BHV.
Nous allions au restau manger des sardines à l'huile -purée.Il voulait toujours m'emmener au Boy ou au Queen.
Il m'a emprunté un beau catalogue d'une expo Christian Dior et ne me l'a jamais rendu.Je lui en veux encore.

Une belle métisse qui me trainait dans des concerts New Wave plus obscurs les uns que les autres.Le jour ou j'ai découvert que je préférais la pop et que je voulais passer à la couleur,nos chemins se sont séparés.Son ex. est devenu mon meilleur pote mais c'est une autre histoire.

Après ça,je me suis donnée un grand coup de pied dans le cul,je suis sortie beaucoup,le plus loin possible de mon 15 ème endormi.J'ai bu beaucoup de bières,je suis passée au Perrier et j'ai maigri.
Je me suis inscrite dans un ciné club ou je n'ai pas rencontré le cinéphile de mes rêves mais plein de vieux passionnants ce qui est indispensable pour se lever à 9 h un dimanche matin quand on s'est couché à 3h.
J'ai trouvé un boulot,j'ai survécu à un licenciement économique,j'ai profité de mon chomage pour rencontrer un mec parfait dans un bar juste à côté de chez moi et le temps à passé...

Bon, j'appelle toujours ma mère une fois par semaine ,c'est bien le seul truc que je n'ai pas réussi à changer dans ma vie.

samedi, 15 septembre 2007

CA VA SCHLINGUER!

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EXPOSITION CHARLIE SCHLINGO
à la Librairie GOSCINNY
5 bis rue René Goscinny
75013 Paris

Vernissage le jeudi 20 septembre à 19h30.

On y sera,vous z'aussi,j'espère!

Le personnage est à découvrir ici par exemple: http://perso.orange.fr/grosagro/